En bordure d’un toit-terrasse, l’acrotère fait parfois oublier son existence… jusqu’au premier épisode pluvieux qui révèle une infiltration tenace. Ce guide explore avec rigueur et clarté la définition acrotère, sa fonction acrotère principale et les bonnes pratiques pour une installation acrotère fiable et durable. L’acrotère n’est pas seulement un muret : c’est un lien technique entre toiture et façade, un élément architectural qui protège, isole et peut sublimer la silhouette d’un bâtiment.
Dans ce dossier, chaque notion technique est expliquée simplement, illustrée d’exemples concrets et d’un fil conducteur — Alex, propriétaire d’un appartement-terrasse en ville — qui permet de suivre pas à pas les choix, les erreurs à éviter et les solutions adaptées. Les conseils sont pratiques : choix de matériaux, détails d’étanchéité, normes et entretien sont proposés pour des projets de rénovation légère comme pour des constructions neuves.
Tu trouveras aussi des listes opérationnelles, un tableau comparatif des matériaux, deux vidéos tutoriels sélectionnées, et des images ultra-réalistes pour visualiser les étapes clés. Ce guide se veut utile pour les urbains en appartement, les jeunes familles, et tous les propriétaires en quête d’une toiture-terrasse sûre, esthétique et performante.
- 🔎 Qu’est-ce que l’acrotère : muret en bordure de toiture qui protège la jonction toit-façade.
- 🛡️ Fonctions essentielles : étanchéité, isolation, protection toiture et support technique.
- ⚖️ Choix techniques : acrotère bas vs haut, matériaux (béton, brique, métal) et couvertines.
- 🛠️ Installation : étapes clés, relevé d’étanchéité ≥ 15 cm, fixation de la couvertine et pente minimum 1%.
- 🚫 Pièges à éviter : pose a posteriori, matériaux non certifiés, mauvaise fixation de la couvertine.
- ✅ Entretien : inspection annuelle, nettoyage des évacuations, vérification de la couvertine.
- 📚 Ressources : DTU, recommandations pratiques et cas client Alex pour t’inspirer.
Définition acrotère : qu’est-ce qu’un acrotère et pourquoi l’intégrer en bordure de toiture
L’acrotère est un élément architectural placé en bordure de toiture, généralement sur les toits plats ou les terrasses. Son rôle premier est de créer une barrière verticale qui prolonge la façade au-dessus du niveau de la toiture. Historiquement, le terme concernait des socles pour ornements, mais aujourd’hui l’acrotère combine fonctions techniques et esthétiques.
Dans la pratique, l’acrotère se présente comme un petit muret, en béton, en brique ou en parpaing. Sa présence devient indispensable quand l’objectif est d’assurer une protection toiture durable contre les infiltrations. Pour un propriétaire comme Alex, qui vient d’acquérir un appartement avec toiture-terrasse, comprendre cette définition est la première étape pour éviter des réparations coûteuses.
Décomposer la définition permet de mieux saisir les enjeux. D’abord, l’acrotère est une pièce du gros œuvre : il doit être solidaire de la structure porteuse. Ensuite, il constitue le support du relevé d’étanchéité — c’est-à-dire la remontée de la membrane d’étanchéité sur le mur. La norme courante indique qu’il faut remonter la membrane sur au moins 15 cm pour assurer une protection efficace. Enfin, l’acrotère influe sur l’esthétique : il masque les membranes et les éléments techniques, donnant une finition nette à la toiture-terrasse.
Différentes hauteurs et formes existent. Un acrotère bas (15–30 cm) suffit souvent pour assurer l’étanchéité et une finition discrète. Un acrotère haut (>30 cm) permet d’intégrer des garde-corps, de dissimuler des installations techniques (ventilations, systèmes solaires) et d’offrir une protection visuelle accrue. Le choix se fait en fonction des contraintes architecturales, des usages et des prescriptions locales.
Exemple concret : dans l’immeuble d’Alex, l’acrotère bas avait été posé a posteriori lors d’une rénovation. Le relevé d’étanchéité était insuffisant et, après quelques saisons humides, des traces d’humidité sont apparues le long de la façade. La bonne pratique aurait été d’intégrer l’acrotère dès la conception et d’assurer une continuité entre membrane, couvertine et maçonnerie.
Pour résumer, la définition acrotère englobe à la fois la forme (muret en bordure) et la fonction (protection Jonction toit-façade). C’est un petit élément du bâtiment qui joue un grand rôle pour la durabilité et l’esthétique. La prochaine section expliquera précisément les fonctions techniques et les bénéfices directs pour la performance du bâtiment.
Insight : considérer l’acrotère dès la conception évite 80% des problèmes d’étanchéité rencontrés lors d’ajouts ultérieurs.

Fonction acrotère : étanchéité, isolation et protection toiture expliquées
La fonction acrotère se décline en plusieurs axes : assurer l’étanchéité de la jonction toit-façade, améliorer l’isolation thermique et protéger la maçonnerie des intempéries. Ces fonctions se rejoignent pour préserver la structure du bâtiment et optimiser sa performance énergétique.
Première fonction, et non des moindres : l’étanchéité. La jonction entre toiture plate et mur est le point faible par excellence. Sans relevé d’étanchéité correctement réalisé (membrane qui remonte sur l’acrotère), l’eau de pluie remonte, s’infiltre et provoque moisissures, décollages d’enduit, puis dégradations structurelles. Le relevé minimal recommandé est de 15 cm, mais il est courant d’exiger plus en zones exposées ou pour des acrotères hauts.
Deuxième fonction : l’isolation thermique. L’acrotère permet d’intégrer la continuité de l’enveloppe isolante et de protéger la jonction de ponts thermiques. Par exemple, en ajoutant un isolant rigide contre l’acrotère et en assurant la continuité avec la toiture (panneaux isolants, rupteurs thermiques), l’énergie perdue par la jonction est diminuée. Pour Alex, choisir un acrotère bien isolé a amélioré la régularité thermique de son appartement du dernier étage, réduisant les risques de condensation.
Troisième fonction : la protection toiture et esthétique. L’acrotère protège la tête de façade et masque les raccords d’étanchéité. La pose d’une couvertine métallique sur le sommet de l’acrotère empêche l’eau de pénétrer dans la maçonnerie. La couvertine, en aluminium, zinc, cuivre ou acier galvanisé, apporte aussi une finition soignée. Il est essentiel qu’elle soit fixée en respectant l’étanchéité : point de fixation étanche, bandes de solin, profilés adaptés.
Quatrième fonction : support pour équipements. Un acrotère haut peut servir de base pour l’installation de garde-corps (obligatoire si acrotère accessible), pour la fixation de panneaux solaires ou pour intégrer des évacuations d’eaux pluviales. Dans une rénovation, la conception de l’acrotère doit prendre en compte ces usages futurs pour éviter des interventions lourdes ultérieures.
Aspects réglementaires : l’acrotère accessible impose souvent l’installation d’un garde-corps d’au moins 1 m. Le respect des DTU (Documents Techniques Unifiés) est impératif — DTU 43.x pour l’étanchéité, DTU 20.12 pour la maçonnerie. Ces références orientent les hauteurs de relevé, la compatibilité des matériaux et les tolérances d’exécution.
Exemple technique : lors d’un chantier témoin, la membrane synthétique a été remontée sur 20 cm, scellée au solin et recouverte par une couvertine aluminium. La pente de la toiture (minimum 1%) a permis un écoulement sans stagnation. À l’inverse, un autre immeuble, sans pente suffisante, a vu l’eau stagner et provoquer le décollement de l’enduit au pied de l’acrotère.
En pratique, la combinaison des fonctions exige coordination entre équipe de maçonnerie, étancheur et métallier. L’acrotère n’est pas une simple finition ; c’est un point clé pour la longévité du toit.
Insight : une acrotère bien conçue protège la toiture et réduit les interventions de réparation coûteuses sur 20–30 ans.
Types d’acrotères et caractéristiques : choisir entre acrotère bas et acrotère haut
Le choix du type d’acrotère dépend d’un savant mélange d’esthétique, de contraintes techniques et de règlementation. Classiquement, on distingue l’acrotère bas (15–30 cm) et l’acrotère haut (>30 cm). Chacun a ses spécificités, avantages et limites.
L’acrotère bas sert essentiellement de relevé d’étanchéité et d’habillage discret. Il est souvent privilégié sur des immeubles où l’objectif est une ligne épurée. Avantages : économie matière, facilité d’intégration à l’enduit de façade, moins d’interventions pour la pose de la couvertine. Inconvénient : il offre peu d’espace pour des éléments techniques et n’est pas toujours adapté quand un garde-corps doit être fixé.
L’acrotère haut est plus fonctionnel. Sa hauteur permet d’intégrer des garde-corps, de dissimuler des équipements techniques, ou d’augmenter la sécurité et l’intimité de la terrasse. Il sert aussi d’écrin pour des éléments décoratifs et peut améliorer l’isolation en offrant davantage d’épaisseur pour l’isolant. Le coût est naturellement plus élevé, et la maçonnerie doit être plus robuste pour résister aux sollicitations (vent, charges).
Outre la hauteur, il existe des variantes selon le matériau et la composition : acrotères maçonnés en béton armé, acrotères en brique, acrotères préfabriqués en béton, ou structures métalliques pour des projets contemporains. Le choix du matériau influe sur le comportement thermique, la durabilité et la facilité de mise en œuvre.
Pratique : dans un cas réel, Alex a comparé deux options pour sa terrasse. L’option bas coût (acrotère bas en parpaing + couvertine zinc) était attractive à court terme. L’option meilleure performance (acrotère haut en béton armé avec isolant intégré et couvertine en aluminium laqué) impliquait un surcoût, mais offrait une isolation plus continue et la possibilité d’installer un garde-corps discret. Le gain sur la performance thermique et la modularité l’ont convaincu.
Aspects réglementaires et sécurité : intégrer un garde-corps ou rendre l’acrotère accessible impose de respecter la hauteur minimale des protections et la fixation conforme. Les acrotères hauts sont souvent soumis à des vérifications structurelles plus strictes.
Exemple de décision : pour un projet urbain où la façade est soumise à des orientations multiples (nord/sud), l’acrotère haut permet d’ajouter un brise-soleil ou des caches techniques pour les unités extérieures. Sur des immeubles classés, la reproduction esthétique d’un acrotère historique peut être exigée.
En résumé, le choix entre acrotère bas et haut relève d’un arbitrage entre coût, usage, esthétique et réglementation. Pour une terrasse fréquemment utilisée, l’acrotère haut apporte plus de flexibilité ; pour une finition discrète, l’acrotère bas suffit.
Insight : considérer l’usage futur de la terrasse avant de décider la hauteur évite des surcoûts et des reprises structurelles.
Matériaux recommandés pour l’installation acrotère : béton, brique, couvertines et choix selon climat
Le choix des matériaux conditionne la durée de vie d’un acrotère. Les options courantes incluent le béton (C25/30 recommandé), la brique et le parpaing, tandis que la couvertine peut être en aluminium, zinc, cuivre ou acier galvanisé. Le climat local et l’exposition mènent la danse pour sélectionner la solution la plus adaptée.
Le béton est plébiscité pour sa résistance et sa compatibilité avec la maçonnerie porteuse. Un béton de qualité C25/30 avec un Dmax adapté assure une bonne tenue aux agressions climatiques. La brique offre une alternative plus esthétique et respirante, appréciée sur des façades traditionnelles. Le parpaing est économique mais nécessite souvent un parement ou un enduit pour assurer l’étanchéité et l’esthétique.
La couvertine joue un rôle crucial : elle protège la tête de l’acrotère et empêche l’eau de s’infiltrer dans la maçonnerie. Les matériaux métalliques présentent des caractéristiques distinctes :
- ⚙️ Aluminium : léger, résistant à la corrosion, disponible en laque durable. Idéal en zones urbaines et pour une finition contemporaine. 😊
- 🔔 Zinc : esthétique patinée, très durable, particulièrement adapté aux architectures classiques et aux lieux avec peu d’agressions chimiques.
- 🏅 Cuivre : cher mais très durable et esthétique, patine avec le temps. Préféré pour des projets haut de gamme.
- 🛡️ Acier galvanisé : solide, souvent utilisé, mais nécessite traitement ou peinture pour une durabilité maximale en milieux salins.
Le tableau suivant compare brièvement ces options pour t’aider à visualiser les compromis. Les emojis attirent l’attention sur les points clés.
| Matériau 🧱 | Avantage ✅ | Inconvénient ⚠️ |
|---|---|---|
| Béton 🏗️ | Robuste, durable, bonne tenue structurelle | Finition brute, nécessite couvertine |
| Brique 🧱 | Esthétique, respirante | Coût parfois supérieur, nécessite enduit pour étanchéité |
| Aluminium ✨ | Léger, corrosion faible, laquage possible | Coût intermédiaire |
| Zinc 🪙 | Patine esthétique, grande durabilité | Prix variable, pose technique |
Choix selon climat : en bord de mer, privilégier l’aluminium laqué ou l’acier galvanisé bien protégé. En milieu urbain pollué, le zinc ou l’aluminium sont souvent préférés pour leur faible entretien. En zones très froides, veiller à la compatibilité des matériaux avec les cycles gel/dégel.
Budget : le coût moyen de construction d’un acrotère se situe entre 50 et 75 euros par mètre linéaire, hors couvertine. La couvertine démarre en général à 15 euros par mètre linéaire, mais peut monter significativement selon le matériau choisi.
Exemple pratique : pour l’acrotère d’Alex, la combinaison retenue fut béton armé + isolant rapporté + couvertine aluminium laquée. Ce choix offrait un bon compromis entre prix, entretien réduit et esthétique contemporaine.
Insight : opter pour un matériau en cohérence avec le climat et l’usage réduit les coûts d’entretien sur plusieurs décennies.
Installation acrotère : étapes pratiques pour poser un acrotère sur une toiture-terrasse
L’installation acrotère demande coordination et rigueur. Voici un processus séquentiel, illustré par l’exemple d’Alex, qui a suivi ces étapes pour rénover sa toiture-terrasse. Chaque étape est expliquée avec des conseils concrets.
1) Préparation et diagnostic : mesurer la longueur et la hauteur nécessaires, vérifier la structure porteuse, établir les besoins d’accès. Pour Alex, la première étape a été une inspection visuelle et la vérification des plans pour s’assurer que l’acrotère serait solidaire du voile extérieur existant.
2) Choix des matériaux : décision entre béton, brique, ou préfabriqué ; choix de la couvertine et des membranes d’étanchéité. Il faut aussi prévoir l’isolation et les points de fixation des éventuels garde-corps.
3) Réalisation de l’assise : coffrage et coulage si acrotère béton, montage parpaing/brique si option maçonnée. L’acrotère doit être solidaire de la structure porteuse. Respecter l’épaisseur minimale (15 cm pour acrotère bas, 20 cm ou plus pour acrotère haut).
4) Mise en place de l’étanchéité : remonter la membrane étanche sur l’acrotère, sur une hauteur minimale de 15 cm. Les membranes bitumineuses, synthétiques ou liquides peuvent être utilisées selon les DTU. Veiller à l’absence de plis, à la continuité du recouvrement et à la protection des joints.
5) Pose de la couvertine : la pose doit garantir l’étanchéité. Fixation mécanique ou soudure selon matériau ; utilisation de bandes solin et mastics compatibles. S’assurer que les points de fixation sont traités pour éviter les infiltrations. Pour Alex, la couvertine aluminium a été vissée sur pattes fixées dans un profilé inox, avec joints EPDM.
6) Traitement des émergences et évacuations : intégration des gouttières, descentes, chutes d’eaux pluviales et boîtes de relevé. Prévoir pentes minimum 1% sur la toiture pour évacuation.
7) Contrôles finaux : vérification du relevé d’étanchéité, test d’étanchéité si nécessaire (test d’inondation localisé), inspection des points de fixation et des raccords. Documenter les choix et fournir les certificats des matériaux utilisés.
Conseils pratiques : ne jamais ajouter un acrotère en le collant superficiellement sur un mur existant sans liaison structurelle. Eviter les matériaux non certifiés NF et respecter les tolérances dimensionnelles. Les reprises d’étanchéité sur acrotères existants nécessitent souvent de déposer la couvertine pour contrôler l’intégralité du relevé.
Cas concret : lors du chantier d’Alex, un imprévu est survenu : une traversée de ventilation apparente. La solution fut de créer un bâti étanche intégré à l’acrotère, avec solin et liaison à la membrane, évitant ainsi des solutions bricolées et des fuites futures.
Outillage et personnel : prévoir une équipe comprenant maçon, étancheur et métallier. La coordination garantit que les interfaces (isolation, étanchéité, couvertine) sont réalisées dans le bon ordre.
Insight : bien planifier l’ordre des opérations (maçonnerie → étanchéité → couvertine) évite 90% des malfaçons courantes.

Techniques d’étanchéité et couvertine : assurer la protection toiture sur le long terme
Les techniques d’étanchéité sont déterminantes pour la pérennité d’un acrotère. Elles incluent le choix des membranes, la pose de solins, la fixation des couvertines et la gestion des pentes. Ces techniques réduisent le risque d’infiltration et protègent l’enveloppe du bâtiment.
Membranes : trois familles principales — bitumineuses, synthétiques (EPDM, PVC-P, TPO) et systèmes liquides (résines). Les membranes bitumineuses sont traditionnelles et robustes ; les membranes synthétiques offrent légèreté et facilité de réparation ; les systèmes liquides conviennent aux détails complexes. Le choix dépend du support, de l’accès et de la compatibilité avec la couverture choisie.
Remontée sur acrotère : la membrane doit remonter sur la face interne de l’acrotère sur au moins 15 cm. Pour plus de sécurité, 20–30 cm est recommandé en zone exposée. Cette remontée doit être scellée par un solin mécanique ou collé au moyen d’un primaire adapté. Les jonctions avec les éléments traversants (conduits, garde-corps) doivent être traitées par des solins spécifiques et manchettes étanches.
Couvertine : elle protège la tête de l’acrotère et participe à l’écoulement des eaux. La fixation doit être pensée pour ne pas percer la membrane d’étanchéité sans protection. L’emploi d’un profil de fixation disjoint ou d’une sous-couverture est une bonne pratique. Le joint d’étanchéité entre couvertine et façade doit être compatible avec le matériau choisi (EPDM, mastic polyuréthane adapté).
Pente et évacuation : une pente minimale de 1% est préconisée pour éviter la stagnation des eaux. Les points bas doivent être équipés de chutes d’eaux pluviales dimensionnées selon les débits. Les regards de collecte accessibles facilitent l’entretien et réduisent le risque d’obstruction.
Techniques complémentaires : pose de bande d’arase, isolation thermique continue, rupteurs de ponts thermiques et protections mécaniques pour les membranes exposées (dallage sur plots, gravillonnage, plots PVC).
Test d’étanchéité : après pose, un test d’inondation localisé peut être réalisé pour vérifier l’absence de fuite. Ce test doit être documenté. Les matériaux doivent être fournis avec leurs fiches techniques et certificats de conformité.
Exemple pratique : sur le chantier d’Alex, l’équipe a opté pour une membrane synthétique TPO, remontée sur 20 cm sur l’acrotère, et une couvertine aluminium laquée fixée sur profil inox avec joint EPDM. Le test d’inondation a confirmé l’étanchéité avant la pose du dallage sur plots.
Insight : traiter chaque détail de jonction (par ex. conduit, garde-corps) avec des solutions dédiées évite des interventions répétées après la première pluie.
Normes, erreurs à éviter et maintenance de l’acrotère pour une longévité maximale
Respecter les normes et éviter les erreurs courantes sont cruciaux pour la durabilité d’un acrotère. Ce chapitre aborde les prescriptions DTU, les erreurs fréquentes et le calendrier d’entretien recommandé.
Normes : les DTU (Documents Techniques Unifiés) guident la conception et la mise en œuvre. Les DTU 43.1 à 43.5 concernent l’étanchéité, le DTU 20.12 le gros œuvre en maçonnerie et le DTU 26.1 l’enduit et support d’étanchéité. Il est important de vérifier les prescriptions locales, notamment dans les zones classées ou pour les bâtiments soumis à des labels énergétiques.
Erreurs à éviter :
- 🚫 Poser un acrotère a posteriori sans liaison structurelle. Cela génère des fissures et des décollements.
- 🚫 Utiliser des matériaux non certifiés NF ou des produits incompatibles entre eux.
- 🚫 Négliger la remontée de la membrane (moins de 15 cm).
- 🚫 Mal fixer la couvertine ou percer la membrane sans traitement d’étanchéité.
Maintenance : inspection annuelle recommandée. Nettoyage des évacuations, vérification des joints et de la couvertine, repérage des fissures. En cas de dégradation observée (fissures, décollements), intervenir rapidement pour réparer localement la membrane ou remplacer la couvertine. Un acrotère entretenu peut dépasser 50 ans de vie fonctionnelle.
Checklist d’entretien (à conserver sur le carnet de maintenance de l’immeuble) :
- 🧰 Inspection visuelle annuelle des joints et couvertines.
- 🧽 Nettoyage des évacuations et suppression des débris deux fois par an.
- 🔍 Test d’étanchéité après travaux structurants sur la terrasse.
- 🔧 Remplacement immédiat des éléments corrodés ou fissurés.
Cas d’école : un immeuble ancien n’ayant pas entretenu ses couvertines a vu la corrosion perforer la tôle. L’eau a infiltré l’enduit et provoqué des désordres internes coûteux. La réparation a nécessité le retrait complet des couvertines et la reprise d’étanchéité, avec un coût nettement supérieur à une maintenance préventive.
Rôle des intervenants : confier la conception et la pose à des professionnels qualifiés garantit la conformité aux DTU. Conserver les fiches techniques, certificats et PV de test d’étanchéité facilite les démarches en cas de sinistre.
Insight : la maintenance régulière et la conformité aux DTU sont la meilleure assurance contre les sinistres d’eau.
Design et décoration extérieure : l’acrotère comme élément architectural et ornement toiture
L’acrotère n’est pas seulement utile : il peut devenir un vrai choix de style. Entre forme, matériau et couleur, il participe à la décoration extérieure et à l’identité du bâtiment. Ce chapitre explore comment l’acrotère sert de décoration extérieure tout en respectant ses fonctions techniques.
Esthétique minimaliste : les acrotères bas en béton avec une couvertine discrète en aluminium laqué offrent une silhouette épurée, très prisée dans l’architecture contemporaine. Ces lignes simples permettent de jouer sur les nuances de peinture de façade et d’intégrer des menuiseries affleurantes.
Style classique : les projets de restauration ou de bâtiments traditionnels profitent des couvertines en zinc ou en cuivre, patinant dans le temps et apportant une touche d’authenticité. La brique et l’enduit traditionnel peuvent être associés à des acrotères profonds, moulurés ou décorés.
Acrotère comme support d’ornement toiture : on peut intégrer des jardinières légères, des caches techniques pour panneaux solaires, ou des éclairages indirects. Attention toutefois au surpoids et à la nécessité d’étanchéifier chaque percée. Pour Alex, des jardinières en aluminium léger ont été fixées sur une structure indépendante, évitant ainsi des perçages de l’acrotère.
Jeu de matériaux : marier la laque mate de la couvertine avec l’enduit clair, ou juxtaposer le zinc patiné avec une façade sombre, sont des choix stylistiques puissants. La couleur de la couvertine peut s’accorder aux menuiseries pour une unité visuelle.
Exemples pratiques : une résidence dans un quartier rénové a opté pour des acrotères hauts peints et des couvertines en cuivre, créant un contraste élégant. Un autre immeuble a choisi des couvertines laquées en couleur vive pour animer une façade monotone, sans compromettre l’étanchéité.
Précautions : tout élément décoratif ajouté sur l’acrotère doit être conçu sans percer l’étanchéité existante. Préférer des fixations sur structure indépendante ou des systèmes clipsés sur la couvertine.
Insight : l’acrotère bien designé valorise le bâtiment tout en préservant ses fonctions techniques — un équilibre entre forme et fonction.
Qu’est-ce que signifie exactement le terme acrotère ?
L’acrotère désigne un petit muret en bordure de toiture-terrasse. Il prolonge la façade au-dessus du niveau du toit et sert principalement à la jonction d’étanchéité entre la toiture et le mur.
Quelle hauteur minimale pour la remontée d’étanchéité sur un acrotère ?
La remontée minimale recommandée est de 15 cm. En zones exposées ou pour plus de sécurité, prévoir 20 à 30 cm.
Peut-on ajouter un acrotère après coup sur une toiture existante ?
Il est possible mais risqué. La pose a posteriori doit être réalisée en liaison structurelle et respecter les règles d’étanchéité. Souvent, mieux vaut intégrer l’acrotère dès la conception pour éviter des points faibles.
Quel matériau choisir pour la couvertine ?
Le choix dépend du budget et du climat : aluminium pour légèreté et faible entretien, zinc pour patine et durabilité, cuivre pour prestige, acier galvanisé pour robustesse.
Quelle fréquence d’entretien pour un acrotère ?
Inspection visuelle annuelle, nettoyage des évacuations deux fois par an, et intervention immédiate en cas de signes de corrosion ou de fissuration. Avec un entretien correct, un acrotère peut dépasser 50 ans.



